L’État Madoff
par Gabriel Lévy le 30 juin 2009
Quelle est la différence entre un emprunt national et la pyramide de Madoff ?
Les gogos de demain seront plus nombreux ; ils tarderont à être connus puisque c’est la prochaine génération qui subira le préjudice ; le président et les députés ne seront plus là et ils ne pourront pas être mis en cause.
Quelle est la différence entre cet emprunt national et un impôt ?
Sachant que 80 % des Français (considérés comme stupides par M. Guaino) sont opposés à cet emprunt, il suffit de le rendre obligatoire pour que le mirobolant projet du président ne s’effondre pas.
Les "abus" d’Israël
par Victor Perez, observateur politique et blogueur vivant en Israël, le 25 juin 2009
Le rédacteur en charge de la rubrique vraiment malodorante du journal Le Monde sur Israël est actuellement le dénommé Michel Bôle-Richard. L'individu est le décalque parfait de ses prédécesseurs payés pour déposer en leur temps, dans la même rubrique, leur part d'immondices plusieurs fois par semaine. Ces petits télégraphistes font bien sûr avec la petite ardeur que leur autorise leur petit souffle, exactement ce que leur employeur leur commande. La diffamation ininterrompue d'Israël érigée en production standardisée est sans nul doute le résultat d'une commande, d'un marché. Quelqu'un paie, sûrement, inévitablement, l'entreprise nommée Le Monde pour cette prestation, une maison d'autant plus malléable qu'elle côtoie de toujours plus près le collapsus financier. Comment expliquer autrement cette obsession circulaire ? Ce qui est cependant remarquable, c'est d'observer à quel point cette dégradation morale du journal provoque la dégradation de ses hommes. Au rédacteur du blog qui lui transmet son papier critique, ledit Bôle-Richard donne en réponse cette philippique mémorable : "toujours aussi con mon pauvre Victor!" et quand le blogueur souligne la réponse "éclairée" et "justifiée" qu'il reçoit ainsi, le correspondant du Monde rétorque " si tu savais comme je m'en tape de tes analyses. Tu peux te les garder". Voila quelle est aujourd'hui la signature du "journal de référence"...
Au Caire, Obama a parlé en musulman militant
par Elisseievna pour Riposte Laïque n° 94
Le discours d’Obama au Caire le 4 juin aurait pu être celui d’un Président des USA soucieux de favoriser la paix avec le monde musulman. Or Obama a tenu au Caire un discours de musulman, de musulman militant. Obama fait tout au long de son discours l’apologie de l’islam sur le plan théorique et historique, entre autres de la vision islamique de l’égalité des sexes, alors qu’il n’hésite pas à tenir des propos insultants pour les chrétiens et calomnieux pour les juifs. Il annonce des mesures répressives en faveur de l’islam, c’est-à-dire en application de la charia qui condamne les opposants au jihad. Il énonce des exigences menaçant la souveraineté juive en Israël, souveraineté inconcevable pour l’islam...
Netanyahou et Sarkozy : une sympathie réciproque mais des désaccords politiques
par Tsilla Hershco, chercheuse israélienne, Perspectives papers n°82, BESA, le 22 juin 2009
Israël a besoin d'amis et si Tsilla Hershco, chercheuse israélienne, donne une image complète des divergences franco-israéliennes, elle les exprime sur un ton très modéré. En réalité, ce qui transparait à travers ce bref panorama, c'est l'alignement complet de Nicolas Sarkozy sur les positions "palestiniennes". C'est dire que ses propositions aboutiraient, si elles étaient appliquées, à l'éradication pure et simple du petit état juif. Sarkozy est en effet opposé à la barrière de sécurité et à la démilitarisation de l'éventuel état palestinien: autant exposer directement la gorge des Israéliens au couteau du djihad palestinien. Mais il ne s'en tient pas là: il est aussi favorable au droit au retour des Palestiniens (manière sûre d'étouffer la majorité juive) et à la division de Jérusalem, mais il est opposé à l'exigence de reconnaissance d'Israël comme un état juif, c'est à dire un état fondé sur des bases radicalement différentes de celles de la civilisation islamique dominante dans la région. Les Palestiniens, qui rêvent de gober tout cru un jour ou l'autre Israël, ne veulent pas entendre parle de cette reconnaissance de l’état juif et Sarkozy les y encourage. Le redoutable "ami" d'Israël qui siège à l'Élysée prendra peut-être le soin de démentir clairement chacun des points qui sont soulevés ici...
Israël et l'Amérique : ni capitulation ni confrontation
par Barry Rubin The Jerusalem Post le 15 Juin 2009
Ce qu’il y a de plus répugnant, ce sont ces affirmations mielleuses des responsables américains et européens, cyniques ou idiotes, que ces concessions sont bonnes pour Israël, car elles l’aideront à faire la paix et améliorer sa sécurité. En vérité, ils veulent qu'Israël fasse des concessions qui servent leurs intérêts égoïstes. Ils croient qu’ils éloigneront la menace islamiste à ses dépens...
Une surdité intentionnelle sur la véritable signification des deux États
par Peggy Shapiro, American Thinker, le 15 juin 2009
Les Palestiniens, les Saoudiens et les Égyptiens proposent deux états. Les Nations Unies, l’Union européenne, les États-Unis exigent deux états. La plupart des gouvernements israéliens ont donné leur accord sur le concept de deux états. A part Israël, aucun des avocats d'une solution fondée sur "deux État" n'a jamais eu pour projet que l’un des deux états soit l’état juif d'Israël. L’idée même d'un tel État est une insulte pour ceux qui vivent dans des pays exclusivement musulmans...
Pourquoi je n’irai pas au dîner de Radio J ce soir, et pourquoi je ne m’exprimerai plus sur cette antenne
Lettre de Philippe Karsenty de Media-Ratings, 16 juin 2009
Nous publions cette lettre bien que Radio J soit un média indispensable, un petit filet de voix dans la marée du politiquement correct qui tue aujourd'hui toute pensée affanchie des dictatures les plus rétrogrades du monde dans notre pays. Cependant, l'invitation par cette radio d'un enragé de l'antisionisme n'est pas acceptable. Compromis auprès de Jacques Chirac, cette référence de la négation vicieuse du peuple juif à travers la guerre qu'il a menée avec tous ses moyens contre la minuscule démocratie du Proche-Orient aux prises avec la barbarie contemporaine, proférateur lui-même des affirmations antisionistes les plus scandaleuses Francis Szpiner n'a rien à faire dans l'enceinte de radio J...
Après le discours de Netanyahou, c’est aux Européens d’agir !
par Jean-Pierre Bensimon, le 15 juin 2009
Les positions adoptées par Benyamin Netanyahou dans son discours du 14 juin dans l’enceinte l’Institut Begin-Sadate – un symbole - sont parfaitement limpides, et elles introduisent les réalités contraignantes qu’il faudra bien prendre en compte pour mettre en oeuvre la principale revendication occidentale, celle de la création d’un État palestinien. Le premier ministre israélien a eu le mérite de partir de l’essentiel, de l’identification des racines ultimes de ce conflit. C’est en posant le bon diagnostic que l’on a une chance de guérir la maladie...
Les femmes palestiniennes interdites d’aimer
par Ftouh Souhail, avocat à Tunis, le 13 juin 2009
Nous savons que le sort des femmes et le respect de leurs droits donne la mesure du niveau d’une société. Malheureusement aujourd'hui les femmes palestiniennes sont victimes de persécutions et de meurtres qui se perpétuent ouvertement où dans l’ombre. Elles sont poursuivies, jugées, condamnées au nom de la religion, au nom des traditions, au nom de lois rétrogrades.
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Le discours du Caire du président Obama et ses implications pour l'Amérique ; un point de vue d’historien
par Joel Fishman, historien et chercheur, pour Makor Rishon, le 12 Juin 2009
En Amérique, les Musulmans ne sont pas certainement marginalisés, et ils font bien de ne pas l’être. Il est néanmoins évident que même sans l’arrivée d’une nouvelle vague d'immigration musulmane, le président Obama s’efforcera d'améliorer le statut de cette minorité pour la rendre "plus égale" que d'autres, et qu’il remodèlera ainsi la structure fondamentale et traditionnelle de la société américaine. Ce projet représente un danger pour la démocratie en Amérique et il pourrait finalement détruire le tissu de sa société et le mode de vie collectif de façon rapide et permanente...
L'État palestinien : une fausse bonne idée
par Jacques Côte, le 11 juin 2009
Créer un État palestinien, c'est une bonne idée. Qui serait contre l'aspiration d'un peuple à avoir son État ? De fait tout l'effort de la diplomatie internationale, des accords de Camp David à la feuille de route du Quartet, est fondé sur ce paradigme. C'est aussi l'unique option à laquelle se réfèrent comme à une évidence tous ceux qui en Occident, à gauche comme à droite, souhaitent une solution rationnelle et équitable au conflit israélo-palestinien. Et le grand discours de Barack Obama au monde musulman vient de donner à ce projet une nouvelle caution et de renforcer son prestige...
Iran-Israël : dissuasion ou imposture?
par Serge Mazouz, le 31 mai 2009
Les districts de Tel-Aviv (1.204.000 h) et Centre (1.613.700 h) abritent à eux-seuls près de 3 millions d’habitants (40% de la population du pays) vivant sur une bande de terre de 14 km de long et une vingtaine de km de profondeur. Ainsi à l’aide d’une bombe d‘1 Mt, l’Iran menacerait près de la moitié de la population du pays et ses principales infrastructures. Quel État au monde accepterait que l’un de ses principaux ennemis puisse accéder au moyen de détruire la moitié de sa population à l’aide d’une seule bombe ?
Les erreurs de l’Amérique
par Giora Eiland, ancien chef du Conseil national de sécurité d’Israël, pour Ynet news
Depuis désormais quelques semaines, les chroniqueurs politiques nous disent que si Israël consentait à faire sienne la position des Etats-Unis sur la solution à deux État, il serait possible de progresser rapidement et surement vers un accord sur le statut final. Cette hypothèse est à la base de sept conjectures, qui sont toutes erronées. Si l'administration américaine procédait à une véritable évaluation et réexaminait les hypothèses fondamentales sur lesquelles sa solution est bâtie, elle aboutirait à des conclusions différentes. Quelles sont donc les sept hypothèses inexactes ?
Obama veut diviser Jérusalem
par Israel Harel pour Haaretz, le 21 mai 2009
Outre leur souhait de le voir exercer de fortes pressions sur leur pays, les colombes israéliennes demandent à Obama de mettre un terme à la « relation spéciale » entre les États-Unis et Israël. Ces patriotes israéliens expliquent que ces relations sont néfastes aux intérêts américains. Ici aussi, leur efforts portent leurs fruits. Le discours sur la vision d’un Moyen-Orient en paix prévu pour le 4 juin ne sera pas prononcé à la Maison Blanche, ni même devant une session plénière du Congrès. C’est seulement s'il prononce son discours au Caire, une visite à Jérusalem (ou même à Tel Aviv ) est volontairement esquivée, que l’esprit de la paix pourra descendre des lèvres du messie américain...
Encore une fois, un premier ministre israélien se rend à Washington
par George Friedman, Stratfor.com
Nous avons traduit et publié cet important rapport de Stratfor, un organisme d'analyse stratégique américain, car il démontre que la solution à deux états est totalement impraticable, que les Américains et les états arabes le savent bien, mais qu'il font semblant de la soutenir pour des motifs conformes à leur intérêts. Mieux encore, les états arabes sont déterminés à empêcher l'émergence d'un nouvel acteur palestinien, qui compliquerait leurs affaires. Par contre ce rapport n'étudie pas les raisons qui font qu'Israël ne désire pas le statu quo dans ses relations avec les Palestiniens. Il présente la politique de Netanyahou comme l'expression d'un sentiment de puissance israélien irréaliste, et il passe sans s'émouvoir sur les risque de l'armement nucléaire iranien pour les États-unis. La plume est suffisante, arrogante. Mais l'analyse des affirmations biaisées qui forment la doxa contemporaine sur le Proche-Orient est précieuse....

